Ce lundi, au Conseil municipal de Grenoble, nous avons écouté l’intervention de Mme Tavel, adjointe à la tranquillité publique, au sujet de la situation de la Place Saint-Bruno.
Une prise de parole longue.
Très longue.
Mais sans solution concrète.
Quand la novlangue remplace l’action
Avec gravité, la majorité explique avoir « diagnostiqué », « partagé », « stabilisé un langage commun » et « listé les problématiques ».
🎯 Bingo de la novlangue municipale.
Mais sur le terrain, rien ne change.
Le discours est désormais bien rodé :
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➡️ la sécurité se « coopère » (traduction : personne n’en assume la responsabilité),
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➡️ la tranquillité se « travaille » (traduction : on en parle, sans agir).
Comme si sécurité et tranquillité publique étaient deux sujets distincts.
Comme si les habitants ne constataient pas chaque jour que l’insécurité détruit précisément la tranquillité.
Cette pirouette sémantique ne sert qu’une chose : masquer l’inaction.
Saint-Bruno paie le prix fort
Soyons clairs : pendant que la majorité polit son vocabulaire, le quartier Saint-Bruno s’enfonce :
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vivre-ensemble profondément dégradé,
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insécurité banalisée,
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commerces de proximité en difficulté,
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valeur des logements en chute,
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une situation qui relève désormais de la salubrité publique, pas d’un simple nettoyage urbain.
À force de « diagnostics partagés », c’est surtout l’échec qui a été partagé.
Ce que demandent les habitants de Saint-Bruno
Saint-Bruno n’a pas besoin :
❌ d’un glossaire municipal,
❌ de discours technocratiques,
❌ de postures.
👉 Il a besoin d’engagements clairs et d’actions immédiates.
✊ Pour les habitants de Saint-Bruno, je m’engage à défendre des solutions concrètes, efficaces et assumées, à la hauteur de l’urgence vécue sur le terrain.