Daniel Huillier s’est éteint la veille de Noël, à l’âge de 97 ans, après une dernière cigarette, fidèle à son caractère libre et entier.
Avec lui disparaît l’une des grandes figures du Vercors, un homme dont la vie fut marquée très tôt par le courage, l’engagement et la fidélité à ses convictions.
Un engagement précoce dans la Résistance
Résistant dès l’âge de 16 ans, Daniel Huillier fit preuve d’un sang-froid et d’une lucidité hors du commun.
Très jeune, il sauva la vie de son père à deux reprises :
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face à la Gestapo, rue Montorge,
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puis en l’empêchant de rejoindre la grotte de la Luire, lui évitant ainsi le massacre du 10 août 1944.
Un courage précoce.
Une intelligence de situation rare.
Un sens aigu de la responsabilité.
Une vision lucide et respectueuse de la Résistance
Daniel Huillier connaissait la Résistance dans toute sa complexité :
ses grandeurs, ses failles, ses silences.
Pour lui, la Résistance était un bloc, indissociable, à respecter sans la réécrire.
Cette exigence morale, il l’a portée toute sa vie, sans concession ni posture.
Bâtisseur enraciné dans le Vercors
Avec son frère Victor, Daniel Huillier fut également un bâtisseur.
Sur le plateau du Vercors, ils ont développé une véritable saga entrepreneuriale :
autocars, remontées mécaniques, automobile.
Des hommes enracinés dans leur terre, fiers, indomptables,
la tête dans le vent, fidèles à l’esprit du Vercors.
Fidélité aux engagements, jusqu’au bout
Daniel Huillier est resté fidèle jusqu’au dernier jour :
fidèle à ses engagements, à ses amis, à sa famille.
Il était encore à nos côtés le 19 septembre dernier, lors du lancement de la Factory du Changement.
Gaulliste du premier au dernier jour,
de la guerre à Mai 1968, jusqu’à aujourd’hui,
il n’a jamais dévié de ses convictions.
Une présence qui manquera profondément
Son regard,
son franc-parler,
sa présence
nous manqueront profondément.
🕊️ Pensées émues à sa famille, qui peut être fière de ce destin hors du commun, entièrement tourné vers le service de la France et du Vercors.