Commerce et artisanat

Le constat

À Grenoble, le centre-ville est fragilisé et plusieurs quartiers connaissent une perte progressive de vitalité commerciale.

Les commerces souffrent. De nombreux commerçants expriment un sentiment de manque de considération et de dialogue avec les décisions publiques locales.

La vacance commerciale progresse et dépasse les moyennes nationale et régionale : près de 12 % en centre-ville (contre 6% pour une ville comme Nantes), et jusqu’à 20 % dans certains secteurs comme le cours Berriat, la rue Très-Cloîtres ou la rue Chenoise. Cette situation participe à la dégradation de l’image urbaine, avec la multiplication des vitrines abandonnées, des tags, des dépôts sauvages et du sentiment d’insécurité.

Les choix d’urbanisme et de mobilité ont réduit l’accessibilité et l’attractivité du coeur de ville, pour les habitants comme pour les visiteurs.

La fréquentation piétonne diminue : entre 2021 et 2024, la rue de Bonne a enregistré 30 000 passages en moins, et la rue Lafayette 21 000 de moins.

Depuis 2014, environ 2000 places de stationnement ont été supprimées. La Métropole reconnaît par ailleurs un déficit de 1 500 places en parkings relais extérieurs. Cette réduction non compensée du stationnement affecte directement la fréquentation des commerces de proximité, nuit à l’attractivité touristique et fragilise l’activité économique en centre-ville comme dans les quartiers.

L’ouverture de grands pôles commerciaux périphériques (Neyrpic, extension de Grand Place), mieux dotés en stationnement, a accentué ce déséquilibre territorial.

La fragilisation du commerce de proximité affaiblit enfin le lien social, la vie de quartier et le quotidien des habitants.

Ce que

nous voulons

Nous voulons rétablir un dialogue de confiance avec les commerçants et les artisans, après un mandat marqué par une rupture entre les acteurs économiques locaux et les décisions publiques.

Nous voulons un centre-ville et des quartiers vivants, accessibles et attractifs, où le commerce de proximité retrouve toute sa place dans le quotidien des habitants.

Nous voulons renforcer l’attractivité de Grenoble en réduisant durablement la vacance commerciale et en favorisant une offre diversifiée, adaptée aux besoins des habitants comme à l’identité des quartiers.

Nous voulons une ville plus accessible à tous, en rééquilibrant les modes de déplacement et en facilitant le stationnement de courte durée, indispensable à la fréquentation des commerces.

Nous voulons enfin valoriser le cadre de vie, en soignant l’espace public, en animant les rues et en reconnectant la ville à ses paysages naturels.

Nos

Engagements

GARANTIR DES RUES COMMERÇANTES PROPRES ET SÛRES.
Nous déploierons des brigades de propreté et de police municipale spécifiques aux heures d’ouverture dans les artères commerçantes, avec un engagement d’effacement des tags sous 24h sur les façades.

INSTAURER LA GRATUITÉ DU STATIONNEMENT DE 12H À 14H.
Pour faire revenir les clients qui ont fui vers les centres commerciaux (où le parking est gratuit), nous instaurerons la gratuité entre 12h et 14h, supprimerons les zones rouges, et réétudierons la politique de tarification du stationnement.

STOPPER LES SUPPRESSIONS DE STATIONNEMENT.
En lien avec nos engagements pour les mobilités, nous stopperons net la suppression idéologique de places pour garantir la survie des commerces qui dépendent d’une clientèle extérieure à la ville, et développerons les parkings-relais en entrée de ville.

FACILITER LES INTERVENTIONS DES ARTISANS À GRENOBLE.
Nous proposerons un abonnement à tarif réduit dédié aux artisans qui sont amenés à intervenir en ville.

GELER LES EXTENSIONS DE ZONES COMMERCIALES PÉRIPHÉRIQUES.
Nous défendrons à la Métropole un moratoire immédiat sur l’extension des zones commerciales périphériques (Neyrpic, Grand’Place) pour cesser de vider le centre-ville des commerces qui l’animent.

INDEMNISER AUTOMATIQUEMENT LES COMMERCES EN CAS
DE TRAVAUX.
Fini les faillites dues aux chantiers interminables : nous créerons un fonds d’indemnisation rapide et simplifierons les dossiers pour compenser les pertes d’exploitation dès le premier mois de travaux.

LUTTER CONTRE LA VACANCE COMMERCIALE.
Nous utiliserons la foncière métropolitaine chaque fois que nécessaire pour limiter la vacance commerciale.

RESTAURER LE DIALOGUE AVEC UNE INSTANCE DÉDIÉE AU COMMERCE.
Nous créerons une instance permanente du commerce pour consulter les commerçants, avec un budget propre pour l’animation et un droit de regard sur les aménagements de voirie impactant l’activité.

FAVORISER LES BOUTIQUES À L’ESSAI ET L’ARTISANAT.
Nous mettrons à disposition des locaux vacants pour des baux précaires (3 à 6 mois) afin de permettre à de jeunes créateurs ou artisans de tester leur concept sans risque financier majeur.

SOUTENIR L’IMPLANTATION DE « HALLES GOURMANDES » EN LIEN
AVEC LES MARCHÉS.
Nous lancerons l’étude pour la création de halles alimentaires couvertes (type « Halles de Lyon » à échelle de quartier) pour valoriser les produits locaux, les circuits-courts, créer de la convivialité et structurer la vie de quartier.

LANCER UN SERVICE DE LIVRAISON « DERNIER KILOMÈTRE » MUTUALISÉ.
Nous soutiendrons la création d’une plateforme logistique urbaine décarbonée (vélos-cargos) pour permettre aux petits commerçants grenoblois de lutter à armes égales avec Amazon et la grande distribution.