Déplacements et mobilités

Le constat

À Grenoble, on ne s’est jamais déplacé aussi difficilement. La ville est aujourd’hui congestionnée et les habitants perdent chaque année des dizaines d’heures dans les embouteillages.

Cette situation est largement liée aux flux quotidiens entre Grenoble et les territoires voisins, notamment le Grésivaudan et le Voironnais, où se concentrent logements, emplois et déplacements pendulaires.

En centre-ville, les restrictions de circulation, la baisse drastique du nombre de places de stationnement et la transformation de l’espace public ont complexifié les déplacements et sont souvent vécues comme imposées, faute d’alternatives simples et efficaces pour tous.

Grenoble dispose d’un réseau de transports en commun dense et structuré, qui constitue un atout majeur, mais au point mort depuis deux mandats : pas un seul kilomètre de tram supplémentaire n’a été réalisé sous les Verts/LFI, et la part modale des transports stagne pour la première fois de l’histoire du réseau.

Le vélo et les modes actifs progressent et participent pleinement à l’identité de la ville, mais cette dynamique s’accompagne d’attentes fortes en matière de sécurité, de continuité des aménagements et de cohabitation apaisée entre les usagers.

Rien n’a été entrepris pour sécuriser et développer les déplacements piétons, pourtant mode de transport le plus répandu à Grenoble, et le plus écologique qui soit.

L’intermodalité reste insuffisante pour répondre aux contraintes réelles du quotidien : la combinaison entre transports collectifs, modes actifs et alternatives à la voiture demeure trop peu fluide pour une partie des habitants et des actifs.

Ces difficultés de déplacement rendent plus complexe l’accès à l’emploi, aux services publics, aux équipements, aux commerces et à la vie culturelle pour de nombreux Grenoblois.

Les mobilités à Grenoble tendent ainsi à devenir inégalitaires, selon le lieu de résidence, les horaires de travail, les revenus ou les capacités physiques, alimentant un sentiment d’injustice entre usagers.

Enfin, la congestion routière continue de peser sur la qualité de l’air, le bruit et la santé, faisant des mobilités un enjeu central de qualité de vie et de santé publique.

Ce que

nous voulons

Garantir à chaque Grenoblois le droit de se déplacer aisément, rapidement et en sécurité, quels que soient son lieu de vie, son mode de transport, ses horaires ou sa situation personnelle.

Faire des transports en commun une alternative fiable, accessible, attractive et sécurisée, capable de répondre aux besoins quotidiens des habitants et des actifs, notamment pour les trajets domicile-travail.

Développer un système de mobilités lisible, cohérent et efficace, pensé à l’échelle de la région grenobloise, pour mettre fin aux déplacements subis et aux conflits d’usage.

Organiser une cohabitation apaisée et respectueuse entre tous les usagers de l’espace public, grâce à des règles claires, partagées et compréhensibles par tous.

Permettre à chacun de choisir son mode de déplacement en rendant les mobilités réellement accessibles à tous.

Refuser une écologie punitive et socialement aveugle, qui fait peser l’effort de la transition sur les ménages les plus modestes et les actifs contraints, sans leur offrir d’alternatives crédibles.

Inscrire la transition écologique des mobilités dans une démarche pragmatique et socialement juste, fondée sur l’accompagnement, la progressivité et l’équité.

Réconcilier mobilités, qualité de vie et santé publique, en réduisant durablement la pollution de l’air, le bruit et les nuisances liées à la circulation.

Nos

Engagements

INVESTIR MASSIVEMENT DANS UN « PLAN PIÉTONS ».
Nous sécuriserons les trottoirs, adapterons la signalétique et rénoverons les voiries accidentogènes pour protéger les piétons.

DÉVELOPPER LE RÉSEAU DE TRANSPORTS EN COMMUN.
Nous améliorerons fréquence, régularité et qualité de service à l’échelle de la région grenobloise, en associant les communes et les habitants. En concertation avec le syndicat des transports, nous étudierons la question des tarifs trop élevés pour les trajets courts des Grenoblois.

SÉCURISER TOUTES LES MOBILITÉS.
Nous réduirons les conflits d’usage en matérialisant clairement la séparation entre piétons, cycles et véhicules par des aménagements adaptés, de l’information préventive, et une politique de verbalisation pour faire respecter les règles.

SORTIR DE LA ZFE PUNITIVE ET INJUSTE.
Nous acterons la sortie de la Zone à Faibles Émissions (ZFE) d’ici le 1er juillet 2026. Nous mettrons fin à ce dispositif d’exclusion sociale, qui pénalise principalement les travailleurs et les familles modestes sans réel gain pour l’environnement.

RENDRE LE VÉLO ACCESSIBLE À TOUS.
Nous poursuivrons les aides à l’achat de VAE (Vélo à Assistance Électrique) et développerons les prêts de vélos pour les jeunes de 18-25 ans.

FLUIDIFIER LA CIRCULATION SANS OPPOSER LES USAGES.
Nous garantirons l’accès à leur domicile 24h/24 aux riverains et faciliterons l’accès aux commerces, services et PMR.

CRÉER UNE ZONE DE RENCONTRE APAISÉE À NOTRE-DAME / SAINTE-CLAIRE.
Après une réelle concertation des habitants, usagers et commerçants, nous mettrons en place une zone de rencontre avec horaires adaptés pour concilier apaisement du quartier et activité commerciale.

SAUVEGARDER LE STATIONNEMENT PLACE DE METZ.
Nous maintiendrons une trentaine de places pour préserver l’activité du quartier.

ENFOUIR LE PARKING DE LA PLACE VAUCANSON.
Nous transformerons le parking de surface en ouvrage souterrain pour libérer l’espace et le transformer en jardin public.

MAINTENIR LE DOUBLE SENS DU COURS BERRIAT.
Nous suivrons le projet des Unions de Quartiers conciliant piste cyclable et double sens de circulation entre la voie de chemin de fer et le Cours Jean Jaurès.

SAUVEGARDER LE STATIONNEMENT AVENUE JEANNE D’ARC.
Nous préserverons les places entre la rue Claude Genin et la Place du marché.

RÉTABLIR LE STATIONNEMENT PLACE DOCTEUR GIRARD.
Nous relancerons le stationnement supprimé inutilement pour soutenir les commerces locaux, les riverains et l’accès au cimetière.

REVOIR L’AMÉNAGEMENT DE L’AVENUE DE WASHINGTON EN LIEN AVEC LES HABITANTS.
Nous mettrons fin au mépris affiché par la municipalité sortante envers les riverains de l’avenue de Washington en adoptant leur idée de projet d’aménagement, avec du stationnement en épi pour faire face aux besoins du secteur.

RELANCER LE PROJET DE PASSERELLE PIÉTONNE ESPLANADE / JEAN MACÉ.
Nous réaliserons enfin cette passerelle piétonne et cyclable pour relier l’esplanade à Jean Macé et ainsi désenclaver ces quartiers, prévue dans le Plan de Déplacements Urbains adopté en 2019 mais qui n’a jamais vu le jour.

DÉVELOPPER L’AUTOPARTAGE ET LE COVOITURAGE.
Nous faciliterons l’adoption de ces usages partagés dans toute la métropole.

ACCOMPAGNER LE DÉPLOIEMENT DES BORNES ÉLECTRIQUES.
Nous accélérerons la transition du parc automobile particulier et professionnel par une densification du maillage de bornes de recharge.

EXPÉRIMENTER DE NOUVELLES MOBILITÉS (TÉLÉPHÉRIQUE).
Nous étudierons sérieusement les solutions innovantes, comme le transport par câble interurbain ou vers les massifs, lorsqu’elles répondent à un besoin réel.

CRÉER DES PARKINGS-RELAIS AUX ENTRÉES DE VILLE.
Nous lancerons les études pour des parkings à l’Esplanade, à Alpexpo, au Rondeau et à l’entrée de ville côté La Tronche pour capter les flux pendulaires et permettre de pénétrer dans Grenoble par des modes de déplacement doux.

RELANCER LE PROJET DE RER MÉTROPOLITAIN.
Nous porterons auprès de l’État et de la Région ce projet, structuré autour des lignes ferroviaires existantes, pour désengorger l’agglomération et lutter contre la pollution de l’air.

CRÉER UNE APPLICATION UNIQUE DE MOBILITÉ.
Nous lancerons une application unique permettant de choisir son parcours et son mode de transport selon ses critères (coût, temps, empreinte écologique) avec une logique de tarification unique au temps d’usage quel que soit le mode utilisé (trottinettes ou vélo en libre-service, transports en commun…).