Santé

Le constat

Le système de santé à Grenoble connaît une dégradation préoccupante, qui touche à la fois l’accès aux soins et la prise en charge sociale.

Urgence sanitaire : le nombre de médecins généralistes diminue dangereusement, compliquant l’accès aux soins pour les Grenoblois.

Urgence sociale : isolement, précarité, vieillissement de la population et prise en charge insuffisante des situations de handicap.

Manque de professionnels : l’absence d’une politique d’accueil de jeunes médecins et de cadres médico-sociaux limite la capacité à soulager la surcharge de l’hôpital public et à améliorer le temps de traitement des patients.

Manque de coordination : l’absence d’une gouvernance locale forte en santé empêche de fédérer les acteurs – Ville, Métropole, ARS, hôpital, médecine libérale, associations – autour d’objectifs communs. Des dispositifs existent mais restent fragmentés, ce qui limite leur efficacité et nuit à la lisibilité pour les habitants.

Quelques chiffres préoccupants

Entre 2018 et 2023, en moyenne deux médecins partent pour une seule installation.

L’âge moyen des médecins généralistes libéraux est de 53,9 ans, et 46 % ont plus de 60 ans : un départ massif à la retraite va provoquer une crise sanitaire sans précédent.

En 2023, on compte seulement 6,1 médecins généralistes pour 10 000 habitants, un chiffre bien en deçà des moyennes départementale (9,4) et nationale (8,7).

La fermeture de plusieurs cabinets à Gustave-Rivet fin 2024 a laissé 10 000 patients sans médecin traitant.

Ce que

nous voulons

Garantir à chaque Grenoblois un accès rapide et de proximité à la santé, au bien-être et à la prévention, à chaque étape de la vie.

Défendre une politique globale qui promeut l’installation des médecins libéraux, afin d’élargir et diversifier l’offre.

Mettre en place un plan municipal de santé de ville, piloté par une mission transversale mobilisant urbanisme, logement, solidarité et jeunesse, avec des objectifs clairs, des indicateurs publics et une coopération forte avec les acteurs locaux : l’ARS, les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), le Centre Hospitalier Universitaire (CHU), le Groupe Hospitalier Mutualiste, la Clinique des Cèdres, les associations et l’université.

Mettre la santé et la prévention au coeur de toutes les politiques locales pour améliorer la qualité de vie.

Nos

Engagements

FACILITER L’INSTALLATION DES MÉDECINS LIBÉRAUX.
Nous entretiendrons un dialogue constant pour recenser les besoins des professionnels de santé libéraux et mettrons à disposition des locaux municipaux vacants.

MOBILISER LE FONCIER VACANT POUR LA SANTÉ.
Nous préempterons et transformerons des locaux intéressants en cabinets, maisons de santé, permanences infirmières, à des tarifs préférentiels et mis en réseau dans une carte des soins de proximité.

GARANTIR L’ACCESSIBILITÉ ET LE STATIONNEMENT MÉDICAL.
Nous lèverons les obstacles urbanistiques et réserverons des places gratuites pour les professionnels et patients vulnérables à proximité des cabinets, et nous mettrons en place un droit de stationnement réservé aux soignants (médecins, sages-femmes, infirmières) en visites à domicile.

SÉCURISER LES CABINETS ET LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ.
Nous déploierons vidéoprotection, éclairage et dispositifs d’alerte reliés à la police municipale pour une intervention en moins de 5 minutes en cas d’agressions ou menaces.

SAUVEGARDER LA CLINIQUE MUTUALISTE.
Nous engagerons toutes les actions nécessaires avec le personnel et les acteurs de la Clinique Mutualiste afin de la maintenir en tant qu’établissement à but non lucratif, préserver l’accès aux soins des Grenoblois, et assurer sa séparation définitive avec le groupe AVEC. Nous étudierons les possibilités de création de stationnement sur les terrains à proximité de la clinique.

RENFORCER LA MÉDECINE DANS LES QUARTIERS POPULAIRES.
Nous déploierons des cabinets partagés public-privé à Villeneuve, Mistral et Teisseire, en coopération avec la faculté de médecine et les associations locales.

ATTIRER LES JEUNES DIPLÔMÉS.
Nous organiserons des échanges réguliers entre élus, internes et Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), et nous créerons des espaces de coworking médical, ouverts à la téléconsultation et aux innovations.

ADAPTER LES CENTRES DE SANTÉ MUNICIPAUX AUX BESOINS.
Nous soutiendrons les centres existants, en assurant des soins accessibles sans reste à charge, et nous viserons l’objectif d’un médecin traitant par Grenoblois en commençant par transformer l’ancien EHPAD Narvik (secteur 2) en centre de santé.

CRÉER DES PERMANENCES « SANTÉ MENTALE ET DROITS ».
Nous intégrerons dans les centres de santé des consultations psychiatriques, notamment pour les jeunes, et un accompagnement administratif complet (AME, Complémentaire Santé Solidaire) pour lutter contre le renoncement aux soins.

DÉPLOYER LE « BUS SANTÉ GRENOBLE ».
Nous lancerons une unité de médecine mobile pour le dépistage, la vaccination, le suivi de grossesse et la prévention des addictions dans les quartiers éloignés de l’offre de soins.

INSTALLER DES PARCOURS « BIEN-ÊTRE ET SANTÉ ».
Nous aménagerons dans les espaces verts des équipements accessibles à tous (seniors, personnes en situation de handicap…) et des ateliers (activité physique adaptée, méditation, gym douce) animés par les clubs sportifs.

OPTIMISER LES PARCOURS DE SOINS VILLE-HÔPITAL.
Nous coordonnerons le réseau libéral et hospitalier pour fluidifier la prise en charge des patients.

SIGNER UN CONTRAT LOCAL DE SANTÉ AMBITIEUX.
Nous fixerons avec l’ARS des priorités adaptées aux besoins de chaque quartier et garantirons les financements nécessaires en associant tous les acteurs.

RENFORCER LE SERVICE SANTÉ SCOLAIRE.
Nous agirons pour la santé et la prévention dès l’école avec des actions spécifiques sur la nutrition, la santé mentale, les addictions et l’éducation à la sexualité.

STRUCTURER LE RÉSEAU DE L’ALIMENTATION DURABLE.
Nous favoriserons les circuits courts et l’accessibilité alimentaire pour tous par une mise en lien des acteurs.

INTÉGRER LA SANTÉ DANS L’HABITAT INDIGNE.
Nous intégrerons la santé dans toutes les décisions municipales, particulièrement en matière de logement, où de nombreux logements sociaux dépendant des élus municipaux et métropolitains sont dans un tel état d’insalubrité que la santé des locataires est menacée.